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Le terme « indépendant » est devenu un argument marketing. Pourtant, sur les près de 6 000 cabinets de conseil en investissements financiers recensés par l’AMF, seuls 8 % exercent un conseil exclusivement indépendant au sens réglementaire (Chiffres clés 2023 des CIF, AMF). Comprendre ce que recouvre vraiment cette indépendance change la nature même du conseil que vous recevez.

Un gestionnaire de patrimoine indépendant est un professionnel du conseil financier qui exerce son activité sans lien capitalistique avec un établissement producteur de produits financiers (banque, compagnie d’assurance, société de gestion), et dont la rémunération n’est pas conditionnée à la vente d’un produit particulier. Sur le papier, la définition paraît simple. Dans les faits, le secteur français superpose deux niveaux d’indépendance qu’il faut savoir distinguer.

  1. Premier niveau : l’indépendance capitalistique. Le cabinet n’est ni la filiale d’une banque, ni la propriété d’un assureur. Il travaille en architecture ouverte, c’est-à-dire qu’il peut sélectionner des produits chez plusieurs dizaines de partenaires. La majorité des cabinets de conseil en gestion de patrimoine (CGP) français relève de ce cas de figure.
  2. Deuxième niveau : l’indépendance au sens de la directive MIF 2, transposée en droit français à l’article L.541-8-1 du Code monétaire et financier et précisée par l’article 325-5 du règlement général de l’AMF. Ce statut, beaucoup plus restrictif, interdit au gestionnaire de patrimoine indépendant de conserver la moindre rétrocession versée par un producteur. Sa rémunération provient exclusivement des honoraires facturés au client. Toute commission perçue doit être intégralement reversée. C’est cette acception stricte que le régulateur qualifie de « conseil indépendant ».

Un cabinet peut donc être indépendant capitalistiquement sans être indépendant au sens MIF 2. L’inverse n’existe pas.

Selon la publication AMF d’octobre 2024 sur les chiffres clés des CIF 2023, 81 % des conseillers en investissements financiers exercent un conseil exclusivement non-indépendant et se rémunèrent donc via des rétrocessions de commissions. Seuls 8 % sont exclusivement indépendants au sens MIF 2. Les 11 % restants fournissent les deux types de conseils selon les clients ou les missions.

Autrement dit : quand un particulier contacte un cabinet qui se présente comme gestionnaire de patrimoine indépendant, il a environ une chance sur dix de tomber sur un conseil indépendant au sens réglementaire. La confusion est d’autant plus forte que le sigle « CGPI » (conseiller en gestion de patrimoine indépendant) a longtemps désigné la profession dans son ensemble, indépendamment du mode de rémunération.

 

Tableau comparatif — conseil indépendant vs non-indépendant

Critère

Conseil non-indépendant

Conseil indépendant (MIF 2)

Rémunération

Rétrocessions versées par les producteurs + éventuels honoraires

Honoraires facturés au client exclusivement

Rétrocessions

Autorisées sous conditions de transparence

Interdites ou reversées intégralement au client

Part du marché (2023)

81 % des CIF

8 % des CIF

Transparence tarifaire

Coûts intégrés aux produits, souvent peu lisibles

Honoraires visibles et facturés

Base légale

Art. L.541-8-1 CMF – DER obligatoire

Art. 24 MIF 2 + Art. 325-5 RG AMF

L’indépendance d’un gestionnaire de patrimoine n’est pas une posture éditoriale. Elle s’appuie sur trois piliers juridiques vérifiables, que tout client peut contrôler avant même le premier rendez-vous.

Le statut CIF et l’inscription à l’ORIAS

Tout gestionnaire de patrimoine indépendant exerçant une activité de conseil en investissements financiers doit être enregistré en qualité de CIF (Conseiller en Investissements Financiers) auprès de l’ORIAS, le registre unique des intermédiaires. L’inscription conditionne le droit d’exercer et suppose l’adhésion obligatoire à l’une des quatre associations professionnelles agréées par l’AMF (CNCGP, CNCEF Patrimoine, La Compagnie des CGP, ANACOFI-CIF). Ces associations contrôlent leurs membres sur la compétence, la moralité et le respect des règles de bonne conduite. Vérifier un numéro ORIAS prend trente secondes et devrait être le premier réflexe de tout candidat à un mandat patrimonial.

La lettre de mission : pierre angulaire de la relation

Avant toute recommandation, le gestionnaire de patrimoine indépendant soumet à son client une lettre de mission signée en double exemplaire. Ce document, rendu obligatoire par le règlement général de l’AMF, précise l’étendue de la mission, les diligences effectuées, les modalités d’information du client, et surtout les modalités de rémunération du conseiller. C’est ce document qui donne au client un recours concret en cas de manquement.

Le document d’entrée en relation (DER)

Prévu par l’article 325-5 du règlement général de l’AMF, le DER mentionne explicitement si le cabinet fournit un conseil « indépendant », « non-indépendant » ou une combinaison des deux. Cette mention n’est pas décorative : elle engage le cabinet sur son modèle économique. Lire la rubrique correspondante du DER reste la méthode la plus fiable pour savoir à qui vous avez affaire, au-delà du vocabulaire utilisé en façade.

 

Le modèle de rémunération du conseiller détermine, en pratique, les produits qu’il sera incité à recommander. Un gestionnaire de patrimoine rémunéré par rétrocessions sur les versements (jusqu’à 5 % en assurance-vie, parfois plus sur certains produits immobiliers défiscalisants) aura un intérêt économique direct à privilégier les supports qui rétrocèdent le plus. Un conseiller rémunéré uniquement aux honoraires facturés au client n’a pas ce biais structurel. La neutralité du conseil n’est jamais absolue, mais elle est mécaniquement plus élevée quand l’alignement d’intérêts avec le client est posé dès le départ.

Les honoraires d’un gestionnaire de patrimoine indépendant prennent généralement trois formes : un forfait d’audit patrimonial initial (souvent entre 1 500 € et 5 000 € selon la complexité du dossier), un honoraire de mise en œuvre lié à la structuration recommandée, et un abonnement de suivi annuel calibré sur les encours ou sur un forfait. Cette transparence tarifaire change radicalement la conversation avec le client. Elle la rend aussi plus exigeante pour le cabinet, qui doit justifier chaque euro facturé par une valeur ajoutée technique réelle.

 

La première mission avec un gestionnaire de patrimoine indépendant suit une mécanique structurée, pensée pour produire un diagnostic avant toute recommandation. Chez Perennity, elle s’organise en trois temps.

L’audit patrimonial initial

Le premier rendez-vous, gratuit et sans engagement, sert à cadrer. Il permet au cabinet de comprendre votre situation familiale, fiscale, professionnelle et vos objectifs à cinq, dix ou vingt ans. Rien n’est recommandé à ce stade. À l’issue de cet échange, le conseiller propose un audit patrimonial formalisé. Cet audit reconstitue votre patrimoine complet (actifs financiers, immobilier, actifs professionnels, passifs, enveloppes fiscales existantes) et identifie les zones d’optimisation fiscale, de protection familiale, de préparation retraite ou de transmission de patrimoine.

La lettre de mission et la stratégie patrimoniale

L’audit débouche sur une lettre de mission qui formalise les objectifs, le périmètre, les diligences et les honoraires. Une fois signée, elle permet au cabinet de construire la stratégie patrimoniale proprement dite : allocation cible, enveloppes à mobiliser, calendrier d’arbitrages, éventuelles restructurations juridiques (holding patrimoniale, démembrement, assurance-vie luxembourgeoise, donation-partage). Cette phase aboutit à un document écrit détaillé, livrable à haute valeur ajoutée.

La mise en œuvre et le suivi pluriannuel

La mise en œuvre technique des recommandations occupe ensuite plusieurs semaines à plusieurs mois selon les dossiers. Elle s’accompagne d’un suivi contractualisé : point annuel formel, réactivité sur les évolutions fiscales (lois de finances, jurisprudence), ajustements à chaque événement de vie (cession d’entreprise, héritage, expatriation). L’objectivité du conseil tient autant à cette discipline de suivi qu’à l’indépendance initiale.

 

Tout le monde n’a pas besoin d’un gestionnaire de patrimoine indépendant. Pour un patrimoine financier inférieur à 100 000 €, les honoraires d’un cabinet indépendant pèsent proportionnellement trop lourd face aux gains attendus. Le seuil de pertinence commence généralement autour de 200 000 € d’actifs financiers disponibles ou dès qu’une complexité particulière se présente.

Trois profils tirent un bénéfice disproportionné d’un accompagnement indépendant. Les entrepreneurs et dirigeants de PME d’abord : arbitrage rémunération-dividende, structuration holding, préparation de cession d’entreprise, pacte Dutreil, réemploi du produit de vente. Sur ces sujets, un conseil orienté par les rétrocessions d’un produit d’assurance-vie passe mécaniquement à côté de 80 % des leviers. Les professions libérales à hauts revenus ensuite, pour qui l’optimisation fiscale pluriannuelle et la préparation retraite hors cadre salarié relèvent d’une ingénierie fine. Les contribuables à patrimoine constitué enfin, particulièrement sur les enjeux de transmission de patrimoine où les erreurs de structuration coûtent entre 30 % et 45 % en droits de succession.

Perennity accompagne ces profils depuis 2007 depuis son cabinet parisien. Pour comprendre ce qui distingue concrètement le bon gestionnaire de patrimoine de celui qui ne le sera pas pour vous, au-delà du seul critère d’indépendance, les critères de choix méritent d’être posés posément avant le premier rendez-vous. Le rôle précis d’un conseiller en gestion de patrimoine à Paris est détaillé sur notre page dédiée.

 

L’indépendance n’est pas un label de qualité en soi. Un gestionnaire de patrimoine indépendant peut être médiocre, et un conseiller non-indépendant peut être excellent. Ce que l’indépendance apporte, c’est une structure d’incitations alignée avec l’intérêt du client. Quand votre conseiller gagne sa vie uniquement avec ce que vous lui payez directement, il n’a aucune raison économique de vous orienter vers un produit plutôt qu’un autre. Sa valeur tient à la qualité de son analyse, pas au volume placé chez un partenaire.

Concrètement, cela ouvre l’accès à des supports qui ne rétrocèdent pas ou peu : ETF indiciels à frais de gestion réduits, contrats d’assurance-vie à frais sur versement nuls, fonds institutionnels en part « clean ». Sur une durée de placement de vingt ans, la différence de frais cumulés entre un contrat à 3,5 % de frais annuels tout compris et un contrat à 1 % représente plusieurs dizaines de milliers d’euros sur un portefeuille de 500 000 €. L’indépendance n’est pas une idéologie. C’est un levier financier mesurable.

Elle se paye, évidemment. Les honoraires d’un gestionnaire de patrimoine indépendant sont visibles et facturés. Ceux d’un cabinet non-indépendant sont invisibles et prélevés sur les produits. La question n’est pas « gratuit vs payant » mais « coût affiché vs coût caché ». Pour en savoir plus sur le positionnement de notre cabinet et notre indépendance institutionnelle, chaque dimension est détaillée sur la page dédiée.

Perennity est inscrit à l’ORIAS sous le numéro 08045322, exerce en qualité de CIF depuis sa création en 2007 et travaille en architecture ouverte avec plus de quarante partenaires (sociétés de gestion, compagnies d’assurance, promoteurs immobiliers). Les modalités précises de rémunération applicables à votre dossier sont formalisées dans le document d’entrée en relation remis lors du premier rendez-vous, conformément aux exigences de l’article 325-5 du règlement général de l’AMF.

 

Le gestionnaire indépendant propose des solutions issues de multiples établissements, alors que le banquier privé est limité aux produits de son réseau. L’indépendance assure une approche plus large et adaptée.